DE VOUS AIEUX, en passant par moi !

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Instituteurs en guerre ! Utile ?

Faisons une pause utile dans nos portraits d'instituteurs de 14/18. Le temps de faire le tour des ressources disponibles sur le net.

 

Si vous avez  un instituteur dans vos sosas et s'il est né entre 1866 et 1899, il y a de grandes chances qu'il ait été  mobilisé au même titre que ses camarades des mêmes classes.

 

En premier lieu, vous consulterez la base du  "Livre d'Or des personnels de l'Instrcution Publique et des Beaux-Arts" :

 

"En septembre 1914, vingt-cinq mille membres de l’enseignement public sont mobilisés dans l’armée française. Pour leur rendre hommage, le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, Albert Sarraut, décide, par circulaire du 12 septembre 1914, l’ouverture d’un « Livre d’or de l’Université » composé des listes de « ceux qui seront tombés, morts ou blessés, sur le champ de bataille ».

De toute la France affluent alors, dès 1914 et jusqu’en 1920, des listes adressées au ministère par les personnels de l’administration centrale, les académies et plus rarement les autorités militaires ou les familles des victimes. 17144 fiches sont ainsi constituées, recensant les personnels de l’enseignement primaire, secondaire, supérieur et les membres de l’administration centrale ayant été déclarés blessés, morts ou portés disparus au cours de cette période.

C’est à partir de ces fiches, conservées désormais aux Archives nationales et ne prétendant pas à l’exhaustivité, que cette base a été construite par la mission des archives et du patrimoine culturel du ministère."

 

Vous pourrez y effectuer une recherche par nom pour vérifier si votre instituteur-poilu y figure.Vous pourrez également préciser votre recherche en y indiquant le prénom et la date de naissance afin d'éviter les homonymies.Le moteur de recherche permet également de critériser davantage votre recherche en isolant les instrituteurs des autres membres de l'Instruction Publique et des Beaux Arts.

 

Un accès à la base est également possible par une carte cliquable. En passant simplement le curseur de votre souris sur le département qui vous intéresse, vous serez informé sur le nombre de fiches disponibles pour chacun d'eux. Les départements sont coloriés en fonction de l'importance de la base de donnée. ( du blanc au bleu très foncé). Ainsi nous avons un aperçu rapide du nombre de victimes de l'enseignement dans chaque département. C'est le département de Paris  qui détient le triste record du plus grand nombre de personnel "tués à l'ennemi" (402) sachant que les limites de l'ancienne Seine s'étendaient à l'époque bien au-delà du périphérique actuel. Viennent ensuite les départements de la Somme et du Nord. A noter pas de fiches recensés pour les départements de Moselle et d'Alsace qui étaient allemands en 1914.

 

Les informations contenues  dans les fiches sont très disparâtres. Par exemple,  la fiche de Louis Pergaud est très lacunaire : elle ne mentionne ni son prénom, ni son grade, ni sa date de naissance, ni décès ....En effet, elle indique que ce dernier a été blessé ? A se demander si on a bien affaire à l'auteur de la "Guerre des Boutons". Et vérification faite sur le site du "Grand Mémorial" les Pergaud, instituteur de profession ne sont pas légion pour ne pas dire unique !

On sait aujourd'hui que Louis Pergaud est probablement mort en avril 1915. Je dis probablement car un doute subsiste sur les circonstances de son décès  et son corps n'a jamais été retrouvé !

A y regarder de plus près, la communisaction à l'Académie n'aurait été faite qu'en août 1918. 

La solution  "à cette énigme", c'est  sur sa fiche matricule que nous allons la trouver. Louis Pergaud a été porté disparu avant d'être déclaré officiellement "Mort pour la France" par jugement en date du 4 août 1921.

 

Pour l'anecdote , les historiens s'accordent aujourd'hui à penser que, blessé, Louis Pergaud a été récupéré par les allemands sur le champ de bataille  le 6 avril 1915 puis transporté à l'arrière dans un hôpital provisoire à Fresnes-en-Woëvre bombardé le 8 avril 1915.

 

Louis Pergaud

 

A contrario, d'autres fiches sont beaucoup plus prolixes. Celle de Joseph Sourdaine, dont le parcours a déjà été évoqué lors d'un précédent article, par exemple, est beaucoup plus complète. 

 

                 
                  

 

Tout ça pour dire que si cette base de données a le mérite d'exister, le chercheur y pourra puiser des données statistiques mais il faudra nécessairement la croiser avec d'autres sources déjà évoquées dans cette rubrique à savoir :

 

Les fiches du site "Mémoire des Hommes", les fiches matricule , le relevé du Journal des Instituteurs effectué par Calude RICHARD en ligne sur le MemorialGenWeb......

 

Bonnes recherches !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



25/11/2019
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