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Instituteurs en guerre ! Oeuilly tombe N°384

Nécropole Nationale d'Oeuilly (02)

 

 

Oeuilly est un village de l'Aisne mais c'est également le lieu d'une nécropole nationale où sont inhumés 1159 soldats français.

"Aménagé pendant la guerre en 1917, à proximité d’un poste de secours, ce cimetière a subi des travaux d’aménagement de 1922 à 1925. 

La nécropole a été réaménagée en 2010. 

 

Au détour des nombreuses croix alignées , la tombe N°384 porte le nom de Benjamin ROCOURT.

 

 

Benjamin Aimé Joseph Rocourt est né le 22 février 1884 à Hardinghen (62) . Il est le fils d'Élie Philogone et de Marie Sylvie Adina LECOINTE. Benjamin est le puîné d'une famille de 7 frères et soeurs auxquels s'ajoutent 3 demi-soeurs nées de la première union de son père. Son père est un notable , il sera successivement Directeur d'exploitation des phosphates de chaux à Hardinghen, puis Brasseur à Fiennes, Maire de Fiennes du 09/11/1890 au 17/05/1896, Délégué Sénatorial, Organiste.(source généanet) Sa mère quant à elle tient l'Auberge ROCOURT-LECOINTE de Nielles-lès-Bléquin (62).

 

C'est donc au sein d'une famille nombreuse et d'un milieu lettré que Benjamin va grandir. 

 

Vers 1901, il intègre l'Ecole Normale d'instituteurs d'Arras. A l'issue de ses études, il renonce à son sursis et se rend à la mairie de St Omer(62) pour s'engager pour 3 ans dans l'armée . Il  rejoint donc le 12 novembre 1904 le 22ème bataillon des chasseurs à pieds.qui deviendra par la suite  le 22ème bataillon des chasseurs alpins. Nommé au grade de caporal puis de sergent,  il est mis en disponibilité de l'armée le 31 décembre 1906. Libéré de ses obligations militaires, il retourne à son métier d'instituteur.

 

Il sera nommé dans un premier temps à l'Ecole Euvrin puis à l'Ecole Bucaille toute deux situées à Boulogne-sur-Mer.(62).

Ecole Euvrin de Boulogne-sur-Mer

 

Toujours à Boulogne , il épouse le 15 mars 1910 Marie Anna Noémie FROMENT. De cette union, naîtront 3 enfants : Gabriel (1911-1944) , Michel né en 1915; et Benjamine (1918-2007).

 

Affecté au 48ème bataillon de chasseurs à pied Il est promu au gré des périodes obligatoires sous-lieutenant en 1909 puis lieutenant en 1913. A l'entrée en guerre, il obtient un poste relativement "protégé" en étant nommé officier de détail* (1). En Mai 1916 il reprend du service actif sans qu'on sache vraiment si c'est à sa demande. Promu Capitaine le 25 novembre 1916, il est tué à l'ennemi "par éclats  d'obus" le 1er mars 1918 au Chemin des Dames. Il avait 34 ans.

 

Sa fiche maricule nous apprend que sa veuve bénéficiera d'un secours de 400 francs de l'époque (2). 

 

"Mort pour la France", il sera décoré à titre posthume de la médaille militaire et de la Légion d'Honneur.

 

Comme tout orphelin de guerre, ses trois enfants seront "adoptés par la Nation".

 

(1) officier de détail : Dans une compagnie ou un détachement administrativement autonome, un officier de détails est un officier subalterne en charge des services administratifs.

 

(2) Il est toujours hasardeux de faire des comparaisons d'une époque à l'autre.  On peut estimer  qu'un franc de l'époque vaudrait aujourd'hui environ 1,90 euro. 400 francs équivaudrait donc aujourd'hui à la somme environ de 760 euros. Mais ce chiffre n'a de sens que si on le rapporte au coût de la vie de l'époque sachant qu'un kg de pain en 1920 valait 1,13 franc quand litre de lait lui valait 98 cts. 

 

Sources :

 

MémorialGenWeb

AD 62

Wiki Pas-de-Calais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



18/11/2019
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