Instituteurs et Poilus ! Enchéry Henri Robert sous lieutenant au 96ème RI - de vous aieux en passant par moi

DE VOUS AIEUX, en passant par moi !

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Instituteurs et Poilus ! Enchéry Henri Robert sous lieutenant au 96ème RI

 

 

Fils de  Jules Alix Enchéry et de Marie Gabrielle Huardel il nait le  19 avril 1893 à Montplonne dnas la Meuse, Henri Robert Enchéry intègre l'Ecole Normale de Commercy (Meuse) puis est reçu à l'Ecole Supérieure de St Cloud (92) en 1909 alors qu'il n'a que 16 ans. Il y reste 3 ans.

 

De la classe de 1913, il bénéficie d'un sursis pour terminer ses études. Ce sursis est prolongé jusqu'en 1914.

 

Brillant élève, promis à un très grand avenir, la guerre le rattrape  et est incorporé au 94ème Régiment d'Infanterie à compter du 7 août 1914. A son incorporation Henri Robert est un bleu. Peut-être a-t-il fait un peu d'ordre militaire lors de ses études à l'Ecole Normale, rien n'est moins certain. Il se fait très rapidement remarquer par son engagement et sa bravoure et est promu caporal le 1er novembre 1914 ; sergent le 26 janvier 1915 puis sous-lieutenant le 24 février 1915.

 

Il est tué à l'ennemi  lors des terribles  combats de la Harazée (Marne) le 30 juin 1915 à Vienne le Château au lieu dit de Bagatelle-Beaumanoir. *

 

 

 

"Légion d'Honneur - Croix de guerre avec palme - Le JO du 1er août 1922 l’inscrit, à titre posthume, sur le tableau spécial de la Légion d’honneur avec cette mention : « sous-lieutenant : excellent officier, d’une haute valeur morale. Cité quatre fois pour sa belle bravoure. »

 

Il n'avait que 22 ans. Il repose dans le cimetière de Montplonne (55)

 

Son nom est gravé sur le monument commémoratif de l'Institut Universitaire de Formation des Maitres de Bar le Duc, sur le monument aux morts de Montplonne,ainsi que sur une plaque commémorative des élèves et des maîtres de la commune de Vaucouleurs (55) , mais également sur la plaque commémorative de l'Ecole Normale Supérieure ....

 

 

sources : Mémoire des Hommes / MemorialGENweb / AD 55

 

 

*

Le 30 juin, les Allemands prennent l'offensive; mais au lieu d'être localisée à Bagatelle (défendu par le 8e chasseurs), la lutte s'étend sur tout le front du 32e Corps d'Ar­mée, de la route de Binarville au Four-de-Paris.

Dès 4 heures, l'ensemble de la position est soumis à un bombardement par pièces de tous calibres, surpassant en violence et en précision ce qu'on avait vu jusqu'alors : projectiles de 150, de 210 et de gros minenwerfer.

Toutes les tran­chées de première ligne sont démolies et écrasées, une grande partie des défenseurs ensevelis, tués ou blessés.

Sous le couvert de cette préparation, l'ennemi prononce trois attaques d'infanterie successives et finit par percer tout d'abord à l'Ouvrage cen­tral et à la gauche du cimetière.

D'autre part, à la suite d'une série de combats locaux, dans lesquels nos troupes ont à soutenir une lutte acharnée, l'ennemi, malgré des pertes considérables, notamment devant le front de Bagatelle, s'avance jusqu'au poste de comman­dement de Beaumanoir. Plusieurs fractions attei­gnent la cote 213.

Cependant, nos contre-attaques menées par quatre bataillons, dont la première, particuliè­rement brillante, exécutée par le 16e bataillon de chasseurs, réussissent, vers 11 heures, à nous assurer le Réduit central et à dégager la cote 213 et Beaumanoir.

Mais, vers 13 heures, nous sommes contraints d'abandonner la Sapinière et la première ligne de l'ouvrage Blanleuil, attaquées depuis le matin sans succès et couvertes d'un nuage persistant de gaz asphyxiants qui s'étend jusqu'à La Harazée.

Une vigoureuse contre-attaque d'un bataillon du 151e régiment d'infanterie nous remet en pos­session d'une partie de l'ouvrage de Blanleuil, sur la crête même.

Au saillant Triboullier, perdu dans la matinée, des contre-attaques répétées du 162e régiment d'infanterie nous permettent de reprendre, au cours de la nuit, une partie des éléments perdus. La lutte continue acharnée, dans l'après-midi, sur tout le front ; vers 16h30, à la suite d'un violent bombardement, l'ennemi attaque de nou­veau et parvient à s'emparer des derniers éléments de notre ancienne première ligne. Toute la nuit est employée à consolider notre nouveau front et à remettre de l'ordre dans nos unités.

 

source : Texte tiré de « La grande guerre vécue, racontée, illustrée par les Combattants, en 2 tomes  Aristide Quillet, 1922 » via site "le chtimiste.com"

 

 



05/11/2018
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